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Email de bienvenue : 4 exemples et modèles à copier

8 min de lecture

Le pire e-mail de bienvenue que j’ai reçu cette année tenait en une ligne : « Merci pour votre inscription. » Pas de signature, pas de lien, rien sur ce qui allait suivre. Trois semaines plus tard, une promo est arrivée. Je me suis désinscrit sans savoir qui m’écrivait.

L’e-mail de bienvenue est le seul message que l’abonné attend vraiment. Il vient de donner son adresse, il guette la confirmation, il a encore en tête la raison de son inscription. C’est le moment où l’attention est la plus haute de toute la relation, et la plupart des marques le gâchent avec un texte générique.

Cet article porte sur ce premier e-mail, celui qui part à l’inscription. Si vous voulez construire toute la série qui suit (trois à cinq messages sur dix jours), c’est dans l’article sur la séquence de bienvenue.

La structure

Un e-mail de bienvenue efficace contient quatre blocs, dans cet ordre. Pas plus.

BlocRôleLongueur indicative
1. La livraisonDonner tout de suite ce qui a été promis (guide, code, accès)1 à 2 phrases + un bouton
2. Qui écritUne personne ou une marque, avec une phrase qui situe2 à 3 phrases
3. Ce qui va suivreLe rythme et le contenu des prochains e-mails1 à 2 phrases
4. Une seule actionRépondre, cliquer, ajouter l’adresse aux contacts1 phrase

Le bloc 3 est celui qu’on oublie le plus. Pourtant, annoncer « un e-mail par semaine, le mardi, avec un exemple commenté » règle d’avance la question de la fréquence. L’abonné sait à quoi il a dit oui. Les désinscriptions des semaines suivantes baissent, parce que personne n’est surpris.

Le bloc 4 doit vraiment être unique. J’ai testé chez un client un e-mail de bienvenue avec cinq liens (réseaux sociaux, blog, boutique, FAQ, guide). Le seul lien qui comptait, celui du guide promis, recevait moins de clics que dans la version à un seul bouton. Quand tout est proposé, rien n’est choisi.

Quel objet choisir pour un e-mail de bienvenue ?

L’objet n’a pas besoin d’être créatif. Il doit être reconnu. La personne cherche dans sa boîte la confirmation de ce qu’elle vient de faire, donc l’objet doit reprendre ses mots à elle.

Ceux qui marchent le mieux chez mes clients :

  • « Votre guide [nom du guide] est là » : reprend la promesse du formulaire, mot pour mot.
  • « Bienvenue, voici votre code de -10 % » : utile en e-commerce, à condition que le code soit dans la première ligne.
  • « [Prénom], c’est Camille de La Lettre Potagère » : fonctionne pour une newsletter tenue par une personne.

Évitez les objets qui ressemblent à une campagne (« Découvrez nos nouveautés ! »). À ce stade, l’abonné ne connaît pas encore vos nouveautés et ne cherche pas à les connaître.

Côté expéditeur, utilisez le même nom que celui affiché sur le formulaire. Si l’inscription se fait sur « Atelier Brun » et que l’e-mail arrive de « noreply@ab-shop-mailer.com », vous perdez une partie des lecteurs avant même l’objet.

E-commerce

Objet : Bienvenue, voici votre code de -10 % Texte d’aperçu : Valable 14 jours sur toute la boutique, livraison comprise.

Bonjour,

Votre code : BIENVENUE10. Il fonctionne sur toute la boutique pendant 14 jours.

[Bouton : Utiliser mon code]

Atelier Brun, c’est un atelier de maroquinerie à Lyon. On fabrique nos sacs en série courte, entre 30 et 60 pièces par modèle.

Dans votre boîte, vous recevrez un e-mail toutes les deux semaines : les nouveaux modèles avant leur mise en ligne, et de temps en temps les coulisses de l’atelier.

Une question sur une taille ou un cuir ? Répondez simplement à cet e-mail, c’est Claire qui lit.

Ce qui fonctionne : le code est dans la première ligne. Personne n’a à le chercher. Simple. La phrase « c’est Claire qui lit » transforme une adresse d’envoi en personne, et les réponses reçues améliorent au passage la réputation d’expéditeur.

Modèle B2B : après le téléchargement d’un livre blanc, quand le prospect attend un document précis

Objet : Votre guide « Réduire les impayés » est là Texte d’aperçu : Le PDF de 24 pages, plus le modèle de relance en Word.

Bonjour Marc,

Voici le guide demandé : [Télécharger le PDF]

J’y ai ajouté le modèle de lettre de relance que nous utilisons avec nos clients, en version modifiable.

Je suis Sophie, je dirige l’équipe recouvrement de Cabinet Delmas. Nous travaillons avec des PME de 10 à 200 salariés.

Dans les prochains jours, je vous enverrai deux cas réels de relances qui ont abouti (et une qui a échoué, c’est souvent la plus instructive). Ensuite, un e-mail par mois maximum.

Une question : quel est aujourd’hui votre délai moyen de paiement client ? Répondez par un chiffre, je vous dirai si c’est dans la moyenne de votre secteur.

Ce qui fonctionne : la question finale. Elle est facile à répondre (un chiffre), elle crée une conversation et elle qualifie le prospect pour le commercial. Sur ce type d’e-mail, je préfère une demande de réponse à un lien vers une prise de rendez-vous, trop tôt dans la relation.

Newsletter

Objet : Camille, de La Lettre Potagère Texte d’aperçu : Ce que vous allez recevoir, et pourquoi c’est court.

Bonjour,

Merci de vous être inscrit. Je m’appelle Camille, je cultive un potager de 200 m² en Mayenne et j’écris sur le sujet depuis plusieurs années.

Le principe : un e-mail par mois, le premier mardi. Les gestes du mois, une erreur que j’ai faite, rien d’autre. Pas de promo cachée.

Pour commencer, voici l’article que les lecteurs citent le plus : [Semer ses tomates sans serre]

Petit service : ajoutez cette adresse à vos contacts. Ça aide votre messagerie à ne pas classer les prochains envois en promotions.

Ce qui fonctionne : la promesse est datée et chiffrée (un e-mail, le premier mardi). La demande d’ajout aux contacts arrive en dernier, après avoir donné quelque chose.

Association et nouveau donateur

Objet : Merci Julie, votre don est bien arrivé Texte d’aperçu : Votre reçu fiscal et ce que votre don va financer.

Bonjour Julie,

Votre don de 40 € est bien enregistré. Votre reçu fiscal est ici : [Télécharger le reçu]

Concrètement, 40 €, c’est une semaine de fournitures pour l’atelier de lecture du mercredi, à Roubaix.

Nous vous écrirons trois fois par an, pas plus : à la rentrée, en fin d’année et au printemps, avec des nouvelles des enfants de l’atelier.

Si vous voulez voir l’atelier en vrai, la porte est ouverte le premier mercredi du mois. Répondez à cet e-mail et je vous donne l’adresse.

Ce qui fonctionne : la traduction du don en quelque chose de tangible. Le rythme annoncé (trois fois par an) rassure un public qui craint d’être sollicité en permanence.

Quand et comment le déclencher dans votre outil d’emailing

L’e-mail de bienvenue doit partir dans la minute qui suit l’inscription. Un envoi groupé « tous les lundis » casse tout l’intérêt : l’abonné a eu le temps d’oublier.

Dans votre outil, cela prend la forme d’une automatisation déclenchée par l’ajout à une liste ou la soumission d’un formulaire. Deux réglages que je vérifie systématiquement :

  1. Le double opt-in, s’il est activé : l’e-mail de bienvenue doit partir après la confirmation, pas avant. Sinon, vous écrivez à des adresses non validées.
  2. Les inscrits existants : à l’activation d’une automatisation, certains outils proposent de l’envoyer à toute la liste. Refusez, sauf si c’est vraiment voulu.

Vérifiez aussi que votre domaine d’envoi est authentifié avant de lancer quoi que ce soit. Google l’exige de tous les expéditeurs qui écrivent à des adresses Gmail depuis le 1er février 2024, comme l’indique sa page d’aide aux expéditeurs. Ce n’est plus une option. Un e-mail de bienvenue qui arrive en spam, c’est une première impression ratée pour tous les nouveaux inscrits. Les réglages SPF, DKIM et DMARC sont détaillés dans le guide de la délivrabilité.

Cinq erreurs (et une sixième)

  1. Un e-mail envoyé depuis « noreply » : il interdit la réponse, qui est pourtant le meilleur signal possible.
  2. La ressource promise cachée en bas, après trois paragraphes sur l’histoire de la marque.
  3. Une promotion dès le premier e-mail, alors que l’inscription portait sur un contenu gratuit.
  4. Aucun mot sur la fréquence des prochains envois.
  5. Un modèle graphique lourd, rempli d’images, qui s’affiche mal sur mobile et ressemble à une publicité.

J’ajoute une sixième, plus juridique : un formulaire avec une case pré-cochée. La CNIL l’interdit pour recueillir le consentement. Votre e-mail de bienvenue part alors vers des gens qui n’ont rien demandé. Ils le signalent comme spam. Logique.

À mon avis, la troisième est la plus coûteuse. Elle apprend à l’abonné, dès le premier jour, que vos e-mails servent à vendre. Il s’en souviendra à chaque objet.

Une fois ce premier e-mail en place, l’étape suivante est de le prolonger : la séquence de bienvenue pour accueillir, puis les autres séquences automatiques pour relancer et fidéliser. Le cadre d’ensemble est dans le guide complet de l’e-mail marketing.

Immédiatement après l’inscription, ou juste après la confirmation si vous utilisez le double opt-in. Chaque heure de retard réduit le nombre de personnes qui se souviennent de s’être inscrites.
Seulement si la promotion était la raison de l’inscription (un code de réduction annoncé sur le formulaire). Sinon, livrez ce qui a été promis et gardez l’offre commerciale pour plus tard dans la séquence.
Un seul lien principal, plus éventuellement le lien de désinscription obligatoire. Plusieurs boutons dispersent l’attention et font baisser les clics sur celui qui compte.
Les deux se complètent. Le premier e-mail livre et accueille, la série qui suit (trois à cinq messages) construit la relation et amène à une première action.
Thomas Renaud

Écrit par

Thomas Renaud

Consultant en marketing digital depuis 12 ans, Thomas a accompagné plus de 200 entreprises. Son terrain de prédilection : l'e-mail marketing, des séquences de bienvenue à la délivrabilité. Ancien directeur marketing en agence.